114 – Quand on aime…

3 espèces de Phoques fréquentaient les côtes françaises jusqu’en 1970 environ, date à laquelle ont disparu les derniers Phoques moines de Corse. Cette espèce, qui n’a ni tonsure ni robe de bure, est au bord de l’extinction, la population mondiale de 600 à 700 individus étant scindée en plusieurs petites populations. Le plus gros noyau, 150 individus, est en Méditerranée orientale, près des côtes grecques et turques.

Aujourd’hui, le Phoque commun, ou Phoque veau-marin, fréquente surtout les grands estuaires et les grandes baies sableuses ou vaseuses de la Manche.
En Baie de Somme, où la plus grande colonie de France compte jusqu’à 300 individus en été, vous pouvez en outre observer 60 à 80 Phoques gris estivants. (Chiffres de 2012).

La distinction entre Phoque veau-marin et Phoque gris n’est pas toujours simple.

Le Phoque veau-marin est plus petit (maxi 1,80 m pour 120 kg), sa tête est plutôt petite et ronde avec une belle cassure entre le front et le nez, et sa fourrure est tachée de marques rondes, « façon panthère ». De près, ses narines forment un V (de loin aussi, mais c’est moins facile à voir !). Mâles et femelles sont semblables.

Le Phoque gris est nettement plus imposant (jusqu’à 190 kg pour les filles et 350 kg pour les garçons). Sa grosse tête a un front plat en continuité avec le nez. Les couleurs du pelage sont très variables, mais sans taches de panthère.

Le Phoque gris est présent sur l’ensemble du littoral de la Manche, avec une prédilection pour les côtes rocheuses. Seules deux colonies produisent plus ou moins régulièrement des jeunes : aux Sept-Iles (15 à 20 individus) et en Mer d’Iroise (60 à 120 individus suivant les périodes, chiffres de 2011, en hausse constante jusqu’à présent). Les études ont montré que « nos » Phoques gris sont en relation permanente avec leurs cousins grands-bretons (130 000 sujets de Sa Majesté !).

Ci-dessous quelques portraits de Phoque gris (Iroise et Manche).

114-01 : le sexe n’est pas toujours facile à déterminer, le meilleur critère étant la couleur du pelage ventral… et la forme du chanfrein. Peut-être un mâle à cause du nez convexe ?

114-02 : ça c’est un gros pépère.

114-03 : un nez si bombé ne peut appartenir qu’à un mâle adulte !

114-04 : on voit bien le ventre, mais les dessins permettant de caractériser le sexe ne sont utilisables qu’avec le poil mouillé ! 

114-05 : ???

114-06 : le (ou la) même que sur la photo précédente.
Ne pas prendre en compte les moustaches, les femelles en sont bien pourvues aussi !

114-07 : mâle parce que très noir.

114-08 : la taille, le nez… vous avez trouvé. Et en plus, bien qu’il y ait plusieurs jours et pas mal de kilomètres entre les deux photos, je pense que c’est le rugbyman de la page précédente !

114-09 : femelle probable, le dessous paraît bien blanc.

114-10 : trois mâles, deux femelles.

114-11 : une femelle ???.. les mâles ne mettent pas de foulard !

114-12 : le rugbyman.

114-13 : le plus courageux de l’équipe ?

114-14 : mais non, ce n’est pas sale, regardez bien, ce n’est pas le nez qui coule ! Et toc !

114-15 : une peluche, donc asexuée. 

114-16 : le rugbyman. Je l’aime bien, on a arrêté de fumer ensemble, ça crée des liens !

114-17 : je n’ai pas réussi à savoir pourquoi certains sujets semblent avoir les narines irritées.

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