125 – Plusieurs langues…


Un vieux prêtre, aujourd’hui près de son Dieu, disait à qui voulait l’entendre que l’avenir appartenait aux troglodytes ! Une explication s’imposait et il la donnait volontiers : parler plusieurs langues était un gage de réussite.

Ce curé sympa (ça m’arrache la gueule mais je suis obligé de reconnaître qu’il en existait au moins un ! À ne pas confondre avec les affables, sournois, prosélytes de tout poil que j’ai pu rencontrer, et même, toujours en activité à la tête d’un établissement scolaire, un remarquable fourbe !), je disais donc, ce curé sympa, et plutôt lucide, avait sans doute quelques soucis avec son vocabulaire. Il est désormais admis que le polyglotte parle plusieurs langues et que le troglodyte habite dans des grottes.

Celui dont je vais vous parler est le Troglodyte mignon (nom officiel), passionné de trous qu’il ne se lasse pas de visiter, d’où son nom ! (Moi aussi on m’appelait mignon, il y a quelques décennies !). Mais assez déconné, place aux images…

125-01 : présent partout en France métropolitaine, Corse comprise, vous connaissez tous cette silhouette caractéristique, la queue relevée étant presque une constante chez cet amateur de trous !

125-02 : écartons tout de suite une erreur fréquente, Troglodyte n’est pas Roitelet ! Ce dernier est plus petit (cinq ou six grammes contre une dizaine pour le Troglodyte) et plus coloré. Il est aussi resté beaucoup plus forestier et bien plus discret.

125-03 : vous connaissez l’oiseau et vous avez sans doute déjà trouvé son nid dans des endroits improbables autour de chez vous. En nature, les nids sont beaucoup plus difficiles à voir !

125-04 : le matériau le plus couramment utilisé est la mousse, mais le foin, les feuilles et fougères sèches ne sont pas rares.

125-05 : ne pas négliger d’aller voir chez les autres ! Ici, un vieux nid d’Hirondelle rustique squatté avec tout le soin dont le Troglodyte mignon est capable !

Ces nids très nombreux sont en réalité des ébauches construites par un mâle territorial. Il peut en faire jusqu’à une dizaine. Qu’une Belle (elles le sont toutes chez les troglos) passe par là, et Monsieur lui fait visiter ses appartements avec les chants et courbettes qui s’imposent (après tout, c’est peut-être la Dame de sa vie !).

Si Madame est séduite, elle aménage, seule, l’intérieur et, après les obligations réglementaires (Confucius lui-même disait que là où il y a de la parthénogenèse, il n’y a pas de plaisir), elle y dépose ses œufs et gère seule l’incubation, et plus tard l’élevage des jeunes.


Monsieur est occupé ailleurs… il surveille… qu’une belle… Dame de sa vie… vous connaissez la suite…

La morale de cette histoire ? Eh, c’est pas marqué  » La Fontaine  » sur mon blogue !

125-06 : oiseau forestier à l’origine, il a su s’adapter aux jardins dont il apprécie les haies et buissons bas…

125-07 : … sans dédaigner les coins de pelouse…

125-08 : … mais il reste un vrai amateur de ce mélange de ronces, lierres, herbes et feuilles mortes où il trouve nombre d’insectes et d’araignées…

125-09 : … et des trous !

125-10 : l’indispensable poste de chant (n’oubliez pas qu’il cherche toujours la Dame de sa vie).

Pour info, le
Troglodyte mignon pèse 10 grammes environ et son chant est audible jusqu’à un kilomètre par temps calme. C’est autre chose que Carlita !

125-11 : petit mais costaud. Ici un jeune (plus roux que les adultes et avec des commissures de bec encore jaunes) fait une démonstration de force en écartant deux branches de Chêne à la seule force de ses pattes !

125-12

125-13 : vous avez détesté cette grande gueule infidèle, je comprends.
Il vous a bien fait marrer et vous en voulez encore… je mets une suite.

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer