142 – Beaucoup de vieux…

 
Un Fou de Bassan peut théoriquement vivre plus d’une vingtaine d’années, ce qui n’est pas énorme pour un oiseau de mer de cette taille. En réalité, seuls 20% atteignent l’âge adulte, et assez peu d’entre eux dépassent les 15 ans.

Cette faible proportion de jeunes oiseaux et le fait qu’aussitôt envolés ils s’empressent d’aller passer l’hiver devant les côtes africaines expliquent que peu de gens connaissent le joli plumage juvénile des Fous…

… Dans quelques minutes, vous ferez partie des initiés ! … grâce à moi ! … je suis ému.
142-01 : voici un adulte (4-5 ans, ou plus) au classique plumage blanc avec les pointes d’ailes noires, et un jeune au plumage brun bariolé.
142-02 : le joli plumage juvénile. Brun chocolat, moucheté de blanc sur le dessus lorsqu’il est neuf, un peu plus clair dessous. 

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142-04 : vous ne pouvez voir ce type de plumage que durant quelques semaines, entre la période d’envol (septembre) et le départ vers l’Afrique.

142-05 : dès la deuxième année, nos oiseaux ont le dessous pâle. Le dessus étant toujours très uniforme et très foncé, l’ensemble est plus contrasté.

142-06 : la tête est bariolée, sans couleur bien définie. 

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142-08 : comme ses petits camarades des photos n° 1, 5, 6 et 7, ce Fou de Bassan est un « deuxième année », c’est-à-dire qu’il est né l’an dernier.

142-09 : un an de plus : dessus toujours très sombre, quoique moins uniforme, dessous franchement blanc, tête et cou blancs (ou jaunes), voici un « troisième année ».

142-10 : le même.

142-11 : un autre « troisième année ».

Cette photo et les deux précédentes ont été faites en juin, c’est-à-dire en début de mue. A la fin de l’été, ces oiseaux auront beaucoup plus de blanc sur le dos et les ailes.

142-12 : hormis les marques sombres sur les ailes, on dirait un adulte : c’est un « quatrième année ».

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142-14 : contrairement à ce que l’on observe souvent, la mue n’est pas nécessairement régulière et les deux ailes peuvent avoir des dessins légèrement différents. 

142-15 : « troisième » ou « quatrième année » ? Pendant l’été, la mue est en cours et il est parfois difficile de se prononcer. De plus, les variations individuelles étant assez importantes, certains sujets ont un plumage adulte dès leur quatrième année alors que d’autres attendront la cinquième année. Pour être rigoureux dans les dénominations, on parle alors d’oiseaux « type quatrième année » (par exemple) pour bien montrer qu’il s’agit d’une évaluation de l’âge et non d’une valeur sûre. 

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142-17 : « quatrième » ou « cinquième » ?

142-18 : belle illustration de l’asymétrie et des problèmes qui en découlent : « quatrième » à gauche et « cinquième » à droite !!!!

142-19 : plutôt « troisième » car il y a très peu de plumes blanches dans les rémiges secondaires (bord arrière du « bras »), plus visible sur la photo suivante.

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142-21 : « deuxième année » mais déjà bien fou.

La vitesse au moment de l’entrée dans l’eau peut friser les 100 km/h lorsque l’oiseau plonge de 40 m de haut. Et comme il remonte souvent le bec vide (capture ratée ou proie avalée avant de faire surface, les deux sont possibles), le nom de « fou » lui va comme un gant !

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