145 – Coucou Jean-Marc !



Pourquoi ce titre ? Parce que quand quelqu’un que vous appréciez vous déclare pour la énième fois « Tu comptes les cacher encore longtemps tes photos de Macareux ! « , vous n’avez pas le choix, vous faites une page !

Donc le voici, le perroquet de mer, si télégénique qu’il est devenu la vedette involontaire mais incontestée à chaque marée noire. La Ligue pour la Protection des Oiseaux ne s’est pas trompée en le choisissant comme emblème, les braves gens versent une larme, et souvent font un geste… 

Pourtant le Macareux moine est une espèce très abondante (5 à 6 millions de couples en Europe, très peu ailleurs) et dont le sort est bien moins préoccupant que celui des autres Alcidés (nom de sa famille), c’est-à-dire du Guillemot de Troïl (2 millions de couples) et surtout du Pingouin torda (600 000 couples). La morale est sauve puisque les trois espèces ayant une partie de leurs habitats en commun, les mesures de protection destinées à l’un profitent également aux autres. Ce n’est pas si souvent que sensiblerie et écologie font bon ménage…

Une grande partie des photos qui suivent a été faite aux Sept-Îles, réserve de la LPO, où il est assez facile d’observer ces oiseaux. Les autres, notamment celles d’oiseaux en plumage d’hiver, ont été faites au cours de rencontres plus ou moins fortuites lors de sorties en mer.

145-01 : le Macareux moine avec son bec de clown. En hiver le clown perd les plaques cornées qui donnent sa forme et ses couleurs caractéristiques à son bec, mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est pour cette raison qu’il passe la mauvaise saison au large !

145-02 : un couple près de la zone de reproduction ? Peut-être, ou une paire, ou plus simplement deux adultes, les deux sexes ayant des plumages identiques.

145-03

145-04

145-05 : un look d’enfer…

145-06 : … sous tous les angles.

145-07 : Jean-Marc, c’est bon pour le Macareux ?

145-08 : tête chocolat (joue comprise) au printemps, bec fin et pointu, le Guillemot de Troïl se distingue aisément à distance raisonnable.
La photo est « trouble » car faite au moment où le soleil commençait à peine à percer la brume devant Molène.

145-09 : en hiver, Guillemot et Pingouin se ressemblent beaucoup et la forme du bec reste le meilleur critère pour les distinguer.

145-10

145-11

145-12 : celui-ci commence à revêtir son plumage d’hiver. A noter qu’ayant perdu presque toutes les grandes plumes de ses ailes (les rémiges), cet oiseau est incapable de voler.

145-13

145-14

145-15 : le Pingouin torda (ou Petit pingouin) rappelle beaucoup le Guillemot mais le bec est bien plus épais et le dessus est plus noir. Il n’existe aujourd’hui qu’une seule espèce de Pingouin.

145-16 : en hiver, la forme du bec…

145-17

145-18

145-19 : ne pas confondre Pingouin torda (qui vole) et Manchot.

Le Grand pingouin, sorte de Pingouin torda géant, était incapable de voler et avait un petit air de Manchot. Il a été chassé à outrance et exterminé au milieu du XIXe siècle.

Et pour finir d’embrouiller tout le monde, les anglophones nomment « penguin » le… Manchot !

145-20

145-21 : c’est plus rapide que la marche de l’empereur !

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer