Je vous l’ai déjà dit, et redit, des centaines d’enfants meurent chaque jour dans l’indifférence générale, à commencer par la mienne ! Mais de temps à autre, le « coup » tombe plus près de vous, et ça fait mal.
Michel « Ratator » est parti début janvier. Je n’étais pas un proche ou un intime, pas même un collaborateur régulier. Je ne peux donc pas « raisonnablement » en pleurer, ou en parler tous les jours. Mais ça fait mal.
Je n’ai rien vu venir, rien su, je n’ai pas pu lui dire quoi que ce soit. J’aimais porter ses caisses de pièges. Discuter de dérive génétique ou de toute autre chose, en fumant, face à la mer. Juste être à côté de lui et l’écouter. J’aurais aimé être sûr qu’il savait à quel point je l’appréciais…
167-01 : ces photos de Verdiers d’Europe sont prêtes depuis longtemps. Il est temps que j’y mette des légendes.
167-02 : chacun connaît cet oiseau si commun dans les jardins en hiver. Bien rond, avec un puissant bec de granivore, il est assez facile à identifier.
167-03 : les mâles adultes ont une très belle teinte jaune-vert, plus ou moins vive selon l’âge, la saison et les individus. Le chant, quoique simple, est plutôt agréable.
167-04 : la femelle, de même taille, est bien plus terne.
167-05 : le seul critère fiable pour distinguer mâles et femelles, quels que soient l’âge de l’oiseau et la saison, c’est la largeur de la bande jaune sur le bord des trois plumes indiquées par les flèches, et uniquement dans la partie cerclée de bleu !
En pratique, soit l’oiseau est franchement coloré et c’est un mâle (photos 1 et 3), soit il est plus terne et tout est possible… les jeunes mâles étant souvent indiscernables des femelles, sauf si vous arrivez à voir ces bandes qui sont larges chez les mâles et étroites chez les femelles (voir photo 8 à 11).
167-06 : c’est le printemps et l’oiseau est plutôt terne… probablement une femelle, mais pas sûr !
167-07 : ensemble du plumage bien chargé de jaune-vert, il s’agit d’un mâle à coup sûr. Profitez des troupes qui viennent volontiers aux mangeoires en hiver pour comparer les oiseaux entre eux.
167-08 : sur cet oiseau, vous voyez que les 3 bandes jaunes ne sont que de fins liserés = femelle.
167-09 : ici aussi, les liserés sont étroits, et bien que l’oiseau soit assez coloré, ce ne peut être qu’une femelle.
167-10 : malgré leurs couleurs ternes, je trouve les femelles très mignonnes. Leur regard doux et leur plumage nuancé ne manquent pas d’attraits.
167-11 : femelle (?). L’habitat » naturel » du Verdier d’Europe est constitué de lisières forestières ou de formations boisées aérées. Les abords des zones habitées avec leurs multiples haies et jardins sont aujourd’hui un habitat très fréquenté.
167-12 : mâle
167-13 : la quantité de brun, et non de gris, sur le dessus des ailes, indiquerait un oiseau de moins d’un an !
167-14 : femelle. Comparez les bandes jaunes de l’aile avec celles des mâles en 13 et 15.
167-15 : mâle
167-16 : mâle
167-17 : femelle
167-18 : mâle. Curieusement, les pattes des Verdiers paraissent plus charnues que celles des Pinsons, Moineaux et autres petits granivores. Et elles sont souvent très roses.
167-19 : mâle. Les différences individuelles mettent en valeur certains sujets particulièrement « pétants » comme celui-ci ou le précédent.
167-20 : la prochaine page sera plus aérienne…




















