171 – Surtout pas canadienne !

Il est une règle qui ne souffre aucune exception : l’étranger a tort !

Je pourrais m’arrêter là, tout est dit.

Mais, vous me connaissez, je suis bavard, je développe, je m’égare parfois…
Lorsque, pour éviter l’extinction prochaine de notre population d’Ours bruns, mâles célibataires pour la plupart, il a été décidé de lâcher des femelles dans les Pyrénées, il a bien fallu en chercher à l’étranger ! Merde !

Les plus proches… En Espagne ! Population trop faible pour supporter des prélèvements… Merde !
Des Suédoises (étrangères ayant plutôt bonne réputation en France) ! Habitat et climat beaucoup trop différents, éloignement géographique… Pas sérieux… Merde, merde, merde !
– La Slovénie.   …   ???  C’est où ça ? En Europe de l’Est, non ?
– Oui, mais ça touche l’Italie !   …
– Mmmm, c’est toujours mieux que le Maghreb !
Ce sera donc la Slovénie…

Mais les « anti » n’ont pas dit leur dernier mot : l’Ours slovène serait plus agressif que le pyrénéen. Et toc !
Suivi indirect des animaux par analyses génétiques des crottes ou des poils… c’est le contraire ! Merde !

Et pour finir, deux coups de calibre douze dans la gueule de la dernière Ourse de pure souche pyrénéenne… Après plusieurs autres Ours au tapis et des tribunaux qui ne condamnent pas les coupables ! Alors ?

Alors si la population française d’Ours bruns survit, ce sera contre la volonté d’une majorité de chasseurs et d’agriculteurs pyrénéens qui auront tout fait pour éliminer cet animal. Avec la complicité de Jean La salle et des différents ministres chargés de l’environnement ! 

Voilà où on en est du dossier de l’Ours pyrénéen.
Et, si le gouvernement ne bouge pas, l’Ours pyrénéen est mort… Avec Ségo, c’est comme si c’était fait !
Et les Canadiennes ? J’y viens.
171-01 : les six espèces de Bernaches (ici une Bernache cravant) forment un genre assez homogène. Trois d’entre elles se rencontraient en Eurasie, trois en Amérique du Nord et une à Hawaï. (Je sais encore compter, mais la Bernache cravant fréquente l’Eurasie et l’Amérique du Nord).
Je dis bien « se rencontraient » . La mode des plans d’eau peuplés de sympathiques palmipèdes de toutes formes et couleurs, et cette stupide idée qui consiste à croire qu’il faut mettre de la biodiversité partout, ont permis le développement de populations de Cygnes noirs, de Bernaches du Canada, de Canards carolins… Ils sont si mimis, choux, craquants, aaaadooorables !
Et pourtant étrangers…
Dans le cas présent, ces Oiseaux ne viennent pas renforcer une population qui en a besoin ; au contraire, ils viennent concurrencer des espèces locales qui le supportent plus ou moins bien. Avec un vrai risque de perte de biodiversité ! Ah !
Et la Bernache du Canada, de plus en plus nombreuse en Europe, vient d’être classée « espèce nuisible » pour éviter, si possible, qu’elle ne nuise aux Bernaches cravant, nonnette et à cou roux, toutes trois indigènes.
171-02 : la Bernache cravant est la plus commune en France. Une sorte d’oie grosse comme un canard et aimant la mer. (Ici avec des Canards colverts).

171-03 : grande voyageuse venant de Russie pour passer l’hiver chez nous, c’est la seule Bernache qui a tout l’avant (sauf ce collier minuscule) noir. Le grand V blanc au-dessus de la queue est présent chez toutes les Oies et Bernaches.

171-04 : « notre » Bernache cravant a le ventre sombre… On l’appelle la Bernache cravant à ventre sombre !
Mais même quand on l’appelle par son vrai nom, elle ne vient pas, alors que la Canadienne du plan d’eau… si mimi…

171-05 : au milieu, s’apprêtant à surfer la vague, la Bernache cravant du Pacifique (d’où cette envie de surfer !). Beaucoup plus sombre avec des flancs nettement plus marqués de blanc.

171-06 : et la Bernache cravant à ventre pâle, la moins nombreuse des trois sous-espèces, qui présente un contraste fort entre la poitrine et les flancs (et un ventre pâle).

171-07 : c’est en bord de mer (Manche et Atlantique) que vous la trouverez, de octobre-novembre à février-mars essentiellement.

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171-09 : strictement herbivore, elle vient chercher les herbiers de Zostères ou, à défaut, les algues vertes dont les estrans bretons sont bien garnis.

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171-13 : si elle se sent en sécurité, elle n’hésite pas à rester à terre pour finir son repas !

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171-15 :en vol, malgré son abdomen un peu relâché (généralement, la Bernache consomme peu de Ménophytéa), l’oiseau ne manque pas d’élégance.

171-16 : au décollage…

171-17 : … c’est plus que moyen !

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171-19 : mais elle a encore des choses à vous dire, la Bernache cravant

171-20 : elle reviendra !

 

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