179 – La miniaturisation



Son nom scientifique est Phylloscopus collybita et met en avant l’intérêt qu’il porte aux feuilles, non pour les manger mais pour en inspecter le dessous à la recherche d’insectes ou de larves.

Et en hiver, à défaut de feuillage, il prospecte les écorces, les sous-bois, les herbes hautes…

179-01 – Les premiers bourgeons autour desquels foisonnent les moucherons le ramènent dans les branchages qu’il avait quittés momentanément. Peut-être sans connaître son nom, vous avez certainement déjà vu le Pouillot véloce.
  

179-02 – Quoique peu farouche, il sait se montrer discret. 
  

179-03 – Alors… l’éternelle recette : patience, gestes lents. Voletant d’une branche à l’autre, le Pouillot véloce vous passera peut-être à ras du nez !
  

179-04 – Et parfois une pause, souvent avant de s’élancer vers un autre buisson.
  

179-05 – Profitez-en pour noter ses pattes sombres, un des critères les plus simples pour le distinguer des autres Pouillots.
  

179-06 – Les oiseaux présents toute l’année dans l’ouest et le midi de la France voient passer beaucoup de migrateurs remontant de l’Afrique ou de la Péninsule Ibérique au début du printemps. Et chacun y va de sa petite strophe pour marquer sa présence et éventuellement son territoire. Vous connaissez ce chant facile à reconnaître.
  

179-07 – Très occupés à faire le plein de carburant avant de reprendre la route, qui mènera certains d’entre eux en Sibérie, ces migrateurs sont parfois assez faciles à approcher.

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179-10 – Avril-mai, le calme est revenu et les choses sérieuses sont en cours. La construction d’un nid d’herbes sèches ne prendra que quelques jours.

J’ai trouvé la touffe de dactyle où ce Pouillot a fait son nid. Pour le voir, il me suffisait d’écarter doucement les herbes… et j’aurais créé involontairement une belle piste chargée d’odeurs qui guiderait le Chien, le Renard ou le Rat jusqu’aux œufs ! Ou la Pie qui remarque vite les herbes foulées, les brindilles dérangées !
  

179-11 – Si l’extérieur est fait d’herbes, l’intérieur du nid est garni de plumes. Le nid de celui-ci est dans un environnement typique : chemin aux bas-côtés peu entretenus et chargés de « mauvaises » herbes. Le nid se trouve sous les brindilles sèches dans le rond rouge.
  

 179-12 – Après moins d’un mois, si le débroussailleur et les fortes pluies l’ont épargné, ce nid produira quelques jeunes particulièrement ravissants. Les portraits qui suivent devraient vous convaincre…

179-13 – Ravitaillés d’abord par les parents, les jeunes seront ensuite livrés à eux-mêmes.
  

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179-15 – Attention à l’Épervier d’Europe qui a ses jeunes à nourrir !
  

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179-18 – Dès la fin de juillet, les oiseaux vagabondent. La véritable migration débutera en août et se poursuivra en automne. Beaucoup de Passereaux, dont nos Pouillots, se ravitailleront alors dans les roselières.
  

179-19 – Suivront l’hiver, les bois dénudés… et bientôt un autre cycle.
  

179-20 – La miniaturisation se cache là, sous vos yeux. 

Ce Pouillot véloce adulte pèse 8 à 10 grammes. À n’en pas douter, ses ovules ou ses spermatozoïdes (les sexes sont indiscernables) ne sont pas bien lourds, mais ils contiennent toutes les informations nécessaires pour que ses descendants sachent où passer l’hiver, comment remonter en France ou en Suède, où trouver de la nourriture, où et comment faire un nid et élever quelques jeunes… et tant d’autres choses…

Mon ordinateur ne m’impressionne pas autant !


 

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