182-01 – Une Mésange bleue, que beaucoup d’entre vous avaient vue.
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182-03 – Ici, les limites ont été franchies…
Certains n’ont pas vu le sujet de la photo, à savoir la Chenille (dans le rond rouge). D’autres ont trouvé des insectes (flèches) rien que pour m’embêter…
Mais même si cette chenille est bien cachée, on voit clairement qu’il ne peut s’agir d’un Lapin !!!
182-04 – Exemple de coloration disruptive, masquant la forme réelle de ce Tournepierre à collier.
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182-06 – Ce Pouillot véloce s’obstinait à venir prendre des brins d’herbe au pied de l’affût que j’avais rapidement improvisé pour le photographier.
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182-09 – Classique chez Sparfell, un « nid » de Limicole, en l’occurrence de Grand gravelot.
182-10 – La photographie de nids est toujours un exercice périlleux pour les oiseaux concernés. Ici, la zone est protégée et exempte de prédateurs terrestres.
Dans la majorité des cas, pour faire une telle photo, en vous approchant à 2 ou 3 mètres du nid comme ici, vous laisserez vos traces dans le sable ou dans l’herbe et des odeurs qui guideront oiseaux et mammifères amateurs d’œufs jusqu’à leur repas.
Si certains couples de Grands gravelots refont rapidement une ponte en cas de destruction, d’autres attendront un an… Trop cher pour eux, et c’est pourquoi je m’interdis pas mal de photos de nids ou d’espèces très farouches.
182-11 – Un Moineau domestique. Je n’attendais pas que quiconque trouve l’espèce.
182-12 – Comme d’autres Passereaux, ils passent beaucoup de temps dans les Prunelliers au printemps et adorent manger fleurs et bourgeons.
182-13 – L’identification des oiseaux est une enquête avec recherche d’indices, de preuves…
Contrairement au FBI (prononcez « eff-bé-hi » ou arrêtez de dire « cé-hi-ha » et dites « si-haï-hè ») ou au NCIS, l’ornithologue moyen ne dispose pas du grain de sable qui, coincé entre deux écailles d’un cheveu de la victime, mène droit à l’assassin.
Ce cheveu a été retrouvé par LE inspecteur sur une scène de crime où travaillent déjà 52 techniciens en combinaison (LE inspecteur est en retard car il était sur une autre affaire qu’il a été obligé de quitter précipitamment). Grâce au microscope électronique à fauchage latéral sous lumière sombre tripolarisée, il apparaît que ce type de sable ne se rencontre que dans 2 carrières. L’une est sur Mars (les techniciens spéciaux du labo sont formels) et l’autre appartient au mari trompé de la victime (les registres du fisc, visibles sur le 17ème écran géant à partir de la gauche, le prouvent).
La suite est simple. En raison de ce printemps pourri, les voyages en direction de Mars ont tous été annulés… Et de toute façon la victime, WASP, s’apprêtait à quitter son con de mari, Latino de surcroît (l’amant, WASP aussi, l’a dit sous serment)…
Revenons à notre oiseau. Après avoir établi, au feeling, qu’il s’agit d’un bécasseau, recherchons des preuves.
1, le bas du dos est blanc, et seuls le Bécasseau cocorli et le Bécasseau de Bonaparte ont cette caractéristique ;
2, des bretelles claires sont nettement dessinées sur les épaules et 3, la base de la mandibule inférieure est pâle…
Je n’en crois pas mes techniciens, il ne vient pas de Mars, c’est un Américain, un Bécasseau de Bonaparte !
182-14 – Si vous n’avez pas trouvé, il n’y a pas de honte. Lorsque j’ai photographié cet oiseau, je savais simplement que j’avais un « truc » inhabituel !
182-15 – Pour finir sa présentation, il s’agit d’un Bécasseau américain qui s’égare parfois en Europe et quelques individus sont vus chaque année en France, notamment lorsque des trains de perturbations traversent l’Atlantique en automne.
182-16 – Je ne recherche pas les raretés, mais cet oiseau à la fois joli et hors du commun m’a beaucoup plu.















