Dois-je vous parler de ces témoignages émouvants d’Américains qui, toujours soucieux de leurs semblables, vont prêter main-forte aux rescapés de la tornade qui a dévasté Moore (dans la banlieue d’Oklahoma City) ?
Non, vous avez vu les reportages.
J’ai quand même envie de vous signaler deux ou trois petits trucs qui me chiffonnent.
Cette ville a déjà vu passer des dizaines de tornades, et pas en remontant au XVIe siècle (arrivée de la civilisation aux States !), non… au cours des quinze dernières années !
En octobre 1998, une F5 (mesure de la puissance d’une tornade sur une échelle ouverte, mais il n’a jamais été observé de F6 ou plus), en mai 1999 une autre F5 parmi les 66 (soixante six) tornades qui ont dévasté la région en 3 jours.
Et que firent les habitants pour se protéger des futures tornades qui n’allaient pas manquer de revenir car la région est réputée pour ces phénomènes… Rien, ou du moins pas ce à quoi je m’attendais.
Ils habitent le pays le plus riche, le plus puissant du monde, leurs compatriotes sont les meilleurs dans toutes les disciplines (concours du plus gros tracteur à moteur d’avion, défilés de majorettes, campagnes électorales à coûts astronomiques…), mais la plupart d’entre eux n’a pas voulu investir pour faire une simple cave, un petit trou bétonné pour protéger et sauver des proches !
Alors quand je vois un type planter un drapeau américain en haut de ce qui fut sa maison…
Je vais donc vous parler de Fauvettes, sujet qui me fait moins bouillir.
187-01 – La plus commune et la plus répandue des Fauvettes en France métropolitaine est la Fauvette à tête noire.
187-02 – Ce nom descriptif est approximatif. J’aurais aimé que soit retenu le nom de Fauvette à béret, plus proche de la réalité et plus sympa, utilisé par Jean-Pierre Cuny (†) et Jean-Marie Pelt (†) dans un documentaire exceptionnel, L’aventure des plantes II.
187-03 – Et le béret est porté par tout le monde alors que la tête noire est l’apanage des mâles adultes, les femelles et les jeunes ayant une calotte brun-roux.
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187-06 – Si la Fauvette à tête noire se rencontre un peu partout, il lui faut tout de même un minimum d’arbres et d’arbustes pour s’installer.
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187-08 – Au printemps, le mâle parcourt son territoire en chantant. Sa voix est belle, forte, claire.
187-09 – Oiseau moyennement farouche, c’est une bonne période pour l’observer d’un peu plus près.
187-10 – Sa « cousine » la Fauvette des jardins, presque aussi commune et fréquentant des milieux assez semblables, est beaucoup plus discrète, restant généralement cachée dans les feuillages.
187-11 – Madame ne chante pas. Celle-ci a même l’air un peu dépressif ! (Remarque très anthropomorphique, j’assume).
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187-13 – Cet oisillon sorti un peu trop tôt du nid a déjà son petit béret roux (un peu caché sur la photo).
Les sorties prématurées sont fréquentes chez les oiseaux : il s’agit d’un pis-aller face à un danger imminent au nid. Au lieu de se faire tous croquer, les oisillons s’éparpillent et réclament leur pitance lorsque les parents approchent. Ainsi une partie de la nichée a des chances de s’en sortir.
Si mal il y a, il est déjà fait ! N’intervenez surtout pas pour essayer de sauver le « p’tit mignon », il ne ferait que chercher à vous fuir et s’éloignerait encore plus de l’endroit où ses parents ont une chance de le retrouver !
Et aller jusqu’à lui, ou le prendre dans vos mains, c’est créer une trace odorante pour les mammifères en quête de repas… c’est vous qui voyez !
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