194 – Petit joueur




Cet article complète le précédent, les Bécasseaux variable et sanderling étant les deux petits Bécasseaux les plus communs sur notre façade Manche-Atlantique. Ici il ne sera question que du Bécasseau sanderling.

194-01 – Pour ceux qui comme moi ont la chance de pouvoir se rendre au bord de la mer à peu près n’importe quand, le Bécasseau sanderling est l’oiseau qui anime les plages désertes en hiver. Il est facile à reconnaître, même de loin, par ses incessants va-et-vient au bord de l’eau et par sa teinte uniformément claire.
  

194-02 – Par faible lumière, il paraît plus gris que blanc, qu’il soit en vol ou posé.
  

194-03 – Au printemps, l’oiseau gris se pare de nouvelles teintes, séduction oblige. Celui-ci est particulièrement coloré, le roux descendant rarement aussi bas sur la poitrine et les flancs.
  

194-04 – Plus classique.
  

194-05 – Certains sujets, souvent des oiseaux de deuxième année, n’ont que quelques plumes légèrement teintées.
  

194-06 – De nombreux individus sont à des stades intermédiaires : les photos 3 à 12 ont toutes été faites en mai !
  

194-07 – Vous aurez noté que tous ces oiseaux ont le ventre parfaitement blanc. C’est un bon critère par rapport au Bécasseau variable.
  

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194-09 – Lorsque je le qualifie de petit joueur, c’est pour décrire sa façon de courir vers la vague jusqu’à ce que celle-ci inverse la course. Gamin, j’ai souvent pratiqué cette activité, le but étant de ne pas se faire mouiller.

Pour ces Bécasseaux, l’enjeu est tout autre : tout en renouvelant une partie de leur plumage, ce qui représente une grosse dépense d’énergie, ils doivent faire des réserves avant de se rendre au Groenland ou en Sibérie où ils se reproduiront.
Leur « jeu » incessant, qui leur permet de chasser vers et crustacés, est vital pour eux et donc pour leur espèce.

Pensez-y lorsque vous voyez un promeneur dont le Chien court sans arrêt derrière les Bécasseaux ! « Il ne les attrape pas, il s’amuse »…
  

194-10 – Tous de la même espèce !
  

194-11 – Un dernier coup d’œil admiratif…
  

194-12 – … avant que la mue ne ternisse le tableau !
  

194-13 – Bien sûr que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais je le trouve plus « clean », moins bariolé en hiver… quelque chose d’épuré…
  

194-14 – Et en cette saison, la « face », la gorge et le cou sont d’un blanc pur, ce qui permet de le distinguer aisément du Bécasseau variable.
  

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