Depuis le temps que vous fréquentez ce blogue, votre sens de l’observation s’est aiguisé et vous avez donc remarqué que beaucoup d’animaux ont des yeux !
Si ce n’est pas le cas, reprenez depuis le début…
195-01 –Mésange charbonnière
Les Araignées en ont huit, les Escargots quatre (ceux et celles qui se sont fourvoyés en début de phrase comprennent à présent que l’on parle d’yeux et non de pattes), les Insectes… le problème est plus complexe car on peut se demander s’il faut compter les yeux ou les facettes !
Nous parlerons donc d’animaux « normaux », équipés de deux yeux.
195-02 – Grand gravelot
Curieusement, ces yeux sont très souvent placés sur les côtés de la tête.
La nature étant plutôt bien faite, cette disposition ne doit rien au hasard.
195-03 – Regardez bien ce Lapin de garenne. Quelle portion de l’espace se trouve hors de son champ de vision ? La gorge et le sommet de la tête, une partie du dos, la queue… et c’est à peu près tout !
Si vous êtes un prédateur, vous ne pouvez le surprendre qu’en arrivant par derrière… Mais comme ce lapin est issu d’une longue lignée soigneusement sélectionnée (voir page 107), il prend soin d’avancer régulièrement et en zig-zag… Donc, même derrière lui, vous serez rapidement repéré.
195-04 – Disposition très similaire chez cette Bernache cravant. Sans compter la longueur et la souplesse du cou. Approche impossible !
Pas si bête, l’idée de mettre les yeux sur le côté de la tête !
195-05 – L’option « long cou » n’étant pas du goût de tout le monde, le Lièvre d’Europe et son cousin le Lapin de garenne ont opté pour un odorat développé et des oreilles aux pavillons orientables et aux dimensions respectables !
Et vous pouvez toujours chercher l’angle mort autour de sa tête ! Ça ne donne pas l’air intelligent, mais c’est efficace.
195-06 – Lièvre d’Europe
Et même dans sa fuite, il ne vous perd pas de vue.
195-07 – Dendrocygne veuf
Cette disposition latérale a tout de même un gros défaut : le champ couvert par les deux yeux est très réduit. Et seule la vision binoculaire donne la sensation de relief, de distance et de vitesse.
Les animaux capables d’atteindre une certaine vitesse de déplacement ont donc un positionnement des yeux qui leur permet une appréciation des distances devant eux : vital lorsque l’on vole à 100 km/h !
195-08 – Évidemment, les prédateurs se nourrissant de proies rapides, comme ce Cormoran huppé, ont une large plage couverte par les deux yeux, y compris sous le bec, pour avoir quelque chance de capturer de quoi manger !
195-09 – Chat domestique. Contraintes et solutions similaires à celles des autres prédateurs.
195-10 – Et pour cette Grenouille verte, prédateur ayant lui-même de nombreux prédateurs, les yeux exorbités évitent tout angle mort vers le haut (les mouvements d’eau l’avertissent de ce qui se passe en-dessous). Celle-ci peut donc voir que le crocodile ouvrant une large gueule derrière elle n’est en réalité qu’une compatriote ayant bien profité de la cantine !
195-11 – L’Œdicnème criard ayant une activité crépusculaire ou nocturne, son gros œil lui permet d’exploiter de faibles lumières.
195-12 – Fuligule morillon
195-13 – Goéland marin
195-14 – Ara ararauna
195-15 – Girafe. Elle me draguait ou me regardait de haut ? Je me pose encore la question…














