Le procès de l’ancien maire de La Faute-sur-Mer est en cours.
Vous vous souvenez, Xynthia, 27-28 février 2010. Toute l’Europe est touchée par une tempête dévastatrice. 59 morts, dont 53 en France.
Pourquoi parle-t-on surtout de la Faute-sur-Mer ?
Parce que 29 personnes y ont péri.
Et parce que cette commune est très symbolique.
Petite commune de bord de mer, en Vendée… Sauf à être complètement demeuré, vous voyez tout de suite d’où peut venir la manne céleste.
Vendre du soleil et du bord de mer, c’est bon pour les finances d’une commune.
Le maire et le conseil municipal de La Faute l’ont fait. Quatre mandats consécutifs pour le premier magistrat, si ce n’est pas un plébiscite, c’est au minimum une approbation des habitants de la commune.
Mais les habitants ne seront pas sur le banc des accusés.
Des constructions en nombre au bord de la côte, protégées par une digue dont l’entretien laisse, semble-t-il, à désirer… M’étonnerait que le cas soit unique en France.
Mais pour l’instant, les autres ont échappé au pire.
Les communes côtières considèrent la mer comme une source de profit…
Le racolage est général, à grand renfort de pavillons bleus, de plages quasi stérilisées, d’oliviers et de palmiers en pot, de terrasses et de pontons en bois exotique… tout est fait pour les vrais amoureux de nature prêts à mettre la main à la poche…
Ça vous choque ! N’oubliez pas que dans le passé (?) ces mêmes communes considéraient la mer comme une poubelle ! C’est ça le progrès.
Et quand les meilleurs terrains sont occupés, il faut composer… Sauf incident, ça passe, et ça rapporte. Et on est réélu.
Alors pourquoi parle-t-on de La Faute-sur-Mer ?
Parce que le sort en a décidé ainsi !
Si ce n’était pas le cas, combien d’élus, d’administratifs, d’entrepreneurs, de particuliers faisant le forcing, de toutes les communes côtières, et de combien de communes de montagne, et de combien de communes de plaines plus ou moins inondables, faudrait-il traîner devant les tribunaux ?
Pas envisageable.
Mais si Xynthia a submergé la digue de La Faute-sur-Mer, et s’il pleut tant sur l’Hérault ou le Gard, et si la mousson a tant de retard en Himalaya, ne serait-ce pas lié au dérèglement climatique ?
Donc à tous les privilégiés qui consomment plus que leur part d’énergies fossiles sur cette terre. Si vous vous sentez visé, c’est que vous savez lire et comprendre un texte.
Bottons en touche et parlons donc du maire de La Faute-sur-Mer qui a très certainement plus de choses que moi à se reprocher, même si je sais que j’ai ma part de responsabilité dans le dérèglement climatique.
[Ne vous méprenez pas, je n’exonère pas Mr Marratier et je ne souhaite pas une immunité des élus ou des gens en responsabilité, quels qu’ils soient, mais je pense simplement qu’il manque beaucoup de monde sur le banc des accusés].

264-01 – Google Earth. La Faute-sur-Mer en septembre 2010.
Entourée en rouge, la zone la plus touchée par Xynthia. En jaune, les mouillages, les bateaux… la pression des particuliers, du conseil municipal…
Et si nous parlions d’oiseaux…

264-02 – Le Pipit farlouse fait partie de ces animaux discrets que vous n’avez peut-être jamais remarqués. C’est pourtant une espèce que vous pouvez rencontrer à peu près partout en France durant l’hiver.

264-03 – Proche parent des Bergeronnettes dont il a la silhouette et les attitudes, cherchez-le dans des milieux ouverts. La teinte jaunâtre de son plumage d’automne est souvent remarquable.

264-04 – Il est commun en bord de mer, notamment sur les plages dont il apprécie les dépôts d’algues, ou sur les dunes.

264-05 – Ailleurs, il aime les labours, les semis et les herbages.

264-06 – À la recherche d’invertébrés…

264-07 – Le bec fin et les taches sur la poitrine lui donnent un air de grive miniature.

264-08 – Les Alouettes, que le Pipit farlouse côtoie volontiers, sont plus grandes, plus lourdes et ont un bec bien plus épais.

264-09 – Au printemps, le Pipit farlouse s’installe préférentiellement dans les landes (côtières ou non) et les tourbières.

264-10 – Les étendues d’Ajonc procurent un abri sûr pour les nids.

264-11 – Et ce n’est pas une illusion d’optique s’il vous paraît bien moins jaune qu’en automne, il s’agit simplement d’une mue partielle du plumage, que l’usure rendra encore plus clair. En été certains adultes ont le dessous vraiment très blanc (mais toujours tacheté).

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264-13 – Individu en mue : les vieilles plumes grises sont remplacées par des neuves aux teintes plus chaudes.

264-14 – Les nuances jaunes de l’automne ne sont qu’un lointain souvenir !

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