Alain Duault, écrivain né dans le XVe arrondissement de Paris, nous explique de façon magistrale sur France info que « Les Bretons sont des pêcheurs » et que « Les vrais Bretons ne savent pas nager ». Ah !
Quand je pense (ça m’arrive) que certains politiques se demandent où commence et où finit la Bretagne… Pourquoi n’ont-ils pas consulté Alain Duault ?
Question subsidiaire : malgré des racines finistériennes remontant à de nombreuses générations, je ne pêche pas et je ne pratique que la nage indienne. Suis-je un vrai Breton ?
Laurent Wauquiez, député de Haute-Loire et président de l’Association Nationale des Élus de la Montagne, déclare le 18 octobre dernier au cours d’une conférence de presse « qu’il n’est pas possible de concilier l’élevage et le loup ou les familles et le loup ».
Ramassez vos enfants, ne laissez plus le pépé aller aux champignons sans son fusil. Laurent nous met en garde, et il rajoute : « Nous allons tout faire pour qu’il ne passe pas en Haute-Loire » (Source : zoomdici.fr).
Vive le débat, vive la démocratie !
Pourquoi alors toutes ces études sur le Loup ? Tout faux ce que nous racontent tous ces scientifiques et naturalistes, probablement shootés à la moquette (de chevreuil ?), qui passent des nuits dehors sans craindre le monstre ?
Et que penser de tous ces campeurs, randonneurs et autres candidats à un suicide atroce qui sont des milliers chaque année à séjourner dans les Alpes sans prendre de précaution particulière alors que le Loup y est présent en nombre depuis longtemps…
Et ces imbéciles d’Inuits qui étaient morts de rire lorsque Paul-Émile Victor leur racontait l’histoire du Petit chaperon rouge !
Merci Laurent pour cette mise au point salutaire. Combien de familles sauvées grâce à vous !
Quel dommage qu’en tant que politique, chargé d’anticiper, de préparer l’avenir, comme vos collègues de la Haute-Loire, de l’Ardèche ou de la Meuse, vous n’ayez mis ces connaissances à profit pour aider les éleveurs, les informer avant l’arrivée du Loup… au lieu d’attendre les premières attaques et le désarroi compréhensible qui s’ensuit !
Et que font aujourd’hui les politiques et les administratifs de l’Yonne, du Loiret ou de la Haute-Vienne, départements prochainement colonisés ? Je ne sais pas, mais je crains le pire…
Erratum : j’ai parlé de « suicide atroce » sans même prêter attention aux précisions apportées au cours de cette même réunion par Laurent Duplomb, président de la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire : « Le loup est précis, il tue d’une seule morsure. Il mort [sic. Lapsus du journaliste ?] à la gorge et perce la carotide ». Donc pas de suicide atroce, juste une peur à se pisser dessus et une mort rapide !
Puisqu’il est question d’animaux envahissants et que je ne suis guère équipé en photos de Loup je vais vous parler de la Tourterelle turque qui, comme son nom l’indique, nous vient d’Asie via l’Europe de l’Est. La première observation française date de 1950 et l’ensemble du pays était colonisé à la fin des années 80 (le Loup va moins vite).

265-01 – Très commune en ville, souvent en compagnie des Pigeons bisets, elle n’en demeure pas moins très farouche en général.

265-02 – La Tourterelle turque se distingue des Pigeons par sa silhouette fine et élancée et par sa longue queue. Ses couleurs sont très semblables à celles des tourterelles domestiques (issues d’une espèce proche, la Tourterelle rieuse) mais sont plus sombres, moins beiges. Les rémiges primaires notamment (plus grandes plumes des ailes) sont très sombres. Elle est aussi plus lourde et a un chant totalement différent :
Timo Tschentscher, XC379503. Accessible sur http://www.xeno-canto.org/379503.

265-03 – La cousine campagnarde et forestière, la Tourterelle des bois, est plus petite et les dessins de ses ailes et de son cou sont caractéristiques.

265-04 – La Tourterelle turque s’éloigne peu des villes et villages où elle trouve des perchoirs plus originaux qu’en milieu naturel !

265-05 – Son goût pour les agglomérations ne l’empêche pas de fréquenter les parcs, jardins et cultures des environs.

265-06

265-07 – Mâle et femelle étant quasi identiques, le meilleur critère de distinction reste le chant, réservé à Monsieur !

265-08 – Le chant, mais aussi ce type de saut pratiqué par beaucoup de mâles de Colombidés. Le photographe adore.

265-09 – En hiver, où comme ici près de certaines sources de nourriture, les Tourterelles turques peuvent se regrouper par dizaines, voire par centaines.

265-10 – Les ports de commerce, les silos à grains, les fabriques d’aliments… autant d’endroits où les concentrations sont régulières et importantes…

265-11 – … et les occasions de photos nombreuses.

265-12

265-13