On peut écrire indifféremment Pic vert ou Pivert. Mais même si les deux orthographes sont bonnes, Pic vert est aujourd’hui préféré à Pivert. En effet, les ornithologues utilisent maintenant des noms normalisés qui, à l’instar des noms scientifiques (les noms « latins »), comportent deux termes. L’avantage est que le simple fait de l’appeler « Pic vert » le range immédiatement auprès des autres Pics avec lesquels il partage des liens réels et pas seulement apparents.
Et même si les choses ne se font que progressivement (heureusement), aujourd’hui on parle de Fuligules milouin ou morillon (parents proches), de Canards colvert, siffleur ou à front blanc et de Sarcelles d’hiver, élégante, à ailes bleues… pour différencier des groupes là où dans un passé récent le terme de canard désignait tout un petit monde de palmipèdes à bec plat.

349-01 : un Pic vert, en position d’observation.
Le Pic vert est donc un Pic. Et comme ses petits camarades, il est parfaitement adapté à des déplacements verticaux contre les troncs d’arbres, troncs qu’il fore volontiers pour y loger ses œufs.

349-02 : les massifs forestiers et leurs bordures constituent l’habitat originel du Pic vert.

349-03 : la queue, très rigide, permet un positionnement idéal de l’oiseau pour examiner le tronc et éventuellement jouer du bec.

349-04 : ce jeune Pic vert apprendra que tous les troncs ne se valent pas !

349-05 : bonne pioche, une larve d’insecte xylophage.
Mais la parenté n’empêche pas les particularités de chaque espèce et le Pic vert se distingue de la plupart des autres Pics français en recherchant sa nourriture essentiellement au sol. Et c’est sans doute à cette occasion que vous avez fait sa connaissance sur votre pelouse où il vient chercher des fourmis.

349-06 : même si les larves de bois sont appréciées, les Fourmis constituent la base de l’alimentation du Pic vert.

349-07 : ces crottes caractéristiques sont très friables car uniquement constituées de restes d’insectes.

349-08 : le Pic vert est plus petit qu’on ne l’imagine souvent. En compagnie d’une Pie bavarde.

349-09 : malgré ses couleurs vives, il sait passer inaperçu.

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Dernière chose, les tambourinages (ou tambourinements) que vous entendez au printemps sont le fait d’autres espèces (Pics épeiche et épeichette surtout) qui marquent ainsi leur territoire. Le Pic vert tambourine parfois, mais il se manifeste surtout par ses cris et son « chant ».
Chez le Pivert, on ne frappe pas, Monsieur, on chante, on rit même ! Chant du Pic vert