385 – Pas d’accord

La COP 24 se termine sans avancée véritable. Sans surprise. Sans notre champion du monde du climat. Sans son premier ministre. Tous occupés à des affaires plus importantes.
Il est encore possible que les « responsables politiques » trouvent une date pour se retrouver l’an prochain. Pour rien. Pour se montrer à l’inauguration et s’éclipser ensuite…

Macron a trompé beaucoup de monde. Une grande partie de ses électeurs, mais aussi certains de ses soutiens aujourd’hui députés sans voix (et sans voie). Le départ de Hulot et la nomination d’un piètre remplaçant nous ont permis de voir plus clair dans le jeu de ce président qui ne se soucie pas plus que la majorité des gens du dérèglement climatique.
Écœurant. Révoltant. Inquiétant surtout.

Président qui ne se soucie pas non plus beaucoup de la grogne actuelle, ce qui ne l’empêche pas de jeter quelques os à ronger aux gilets jaunes en espérant un retour au calme à peu de frais ; ses propositions épargnent les riches, c’est essentiel. Les gilets jaunes, anciennement dénommés les sans dents, n’ont jamais été entendus sinon depuis que leurs manifestations sont bruyantes et visibles (en partie grâce aux casseurs), et surtout coûteuses (-0,1 point de PIB et une image désastreuse pour le tourisme et les investisseurs étrangers). Macron leur demande donc de se calmer, de faire moins de bruit ! Pour que l’argent s’écoule à nouveau pour les uns pendant que les autres se battent (silencieusement) avec leurs fins de mois impossibles.

J’ai détesté Sarko, je n’ai pas été un grand fan de Hollande, mais le p’tit dernier bat tout les records.
L’hôpital ou la SNCF ne se réforment pas comme de simples entreprises, et le démantèlement en cours permettra des économies dont profiteront ceux qui n’ont besoin ni de l’un ni de l’autre. Mais vous et moi patienterons pour voir un cardiologue ou un oncologue et prendrons la voiture pour rejoindre des gares toujours plus éloignées. Le service public coûte à ceux qui ne s’en servent pas. Macron le sait et demande aux gilets jaunes de rentrer chez eux pour pouvoir continuer ses réformes. Et lorsque toutes les administrations seront privatisées et fonctionneront comme la poste d’aujourd’hui, il sera bien tard pour pleurer.

Et l’indispensable évolution, du service public mais surtout du modèle économique actuel, n’est pas pour demain puisque récemment Ségo et Sarko ont fait savoir qu’ils étaient prêts à reprendre du service, l’une pour mettre ses ultra-compétences au service de tous, et l’autre parce qu’il s’y sent obligé ! Je rêve ! Et Jean Lassalle, et Marine, et Lolo Wauquiez, et Mélenchon, etc. Quelle misère.

Que dirons-nous à nos enfants, quelles explications oserons-nous leur fournir lorsque nous ne pourrons plus ignorer les faits, lorsque les efforts que nous leur imposerons très prochainement seront à la hauteur de notre lâcheté, de notre égoïsme, voire de notre cynisme ?
Les gilets jaunes de demain seront difficiles à calmer.

 La vie nous sourit parfois au moment où l’on s’y attend le moins. Je n’ai pas l’habitude de faire des photos de gens, mais celui-là je le sentais bien… Che Guevarrec, local de l’étape, fait face à la mer avec une assurance que lui permettent ses connaissances limitées. J’adore !
Les photos sont dans l’ordre chronologique.

385 - Che Guevarrec

385-01

385 - Che Guevarrec

385-02

385 - Che Guevarrec

385-03

385 - Che Guevarrec

385-04

385 - Che Guevarrec

385-05

385 - Che Guevarrec

385-06

385 - Che Guevarrec

385-07

385 - Che Guevarrec

385-08 : même pas peur !

385 - Che Guevarrec

385-09



Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer