404 – Minuscule

Le covid-19 est minuscule. Comme tous les virus. Mais efficace !

404-01 : l’angoisse !

Les bourses dévissent, le cours du pétrole chute (pour le plus grand malheur de Trump dont le pays s’enrichit en exploitant le pétrole de schiste, très polluant et peu rentable, mais si abondant), les rayons de PQ sont dévalisés (?).

Des régions entières sont mises en quarantaine, strictement en Chine, un peu moins ailleurs (je ne cite pas ce pays qui n’aime pas que l’on se moque de ses faiblesses ou de ses spécialités culinaires. J’ai pourtant bien ri en voyant le sketch de Groland sur la pizza !).

Des rencontres sportives sont reportées, ou jouées à huis clos ! Inconcevable dans tout autre contexte. En temps de crise, le match distrait, fédère. Mais là, non.

Certes, il y a des blessés, des morts., et ce n’est peut-être que le début. Mais tous les jours des gens meurent sur la route, ou en Méditerranée. Ou à la maison sous les coups d’un ex qui ne supporte pas d’avoir été largué.

Et ce n’est pas la première épidémie qui voyage dans le monde. La grippe a fait plus de 8 000 morts en France l’hiver dernier. Qui en a parlé ?

Alors, c’est quoi le problème ? Pourquoi cette impression de catastrophe imminente ? Pourquoi les journaux nous donnent sans arrêt des nouvelles du front, pourquoi le gouvernement tient un conseil de guerre un dimanche ?

Je n’ai évidemment pas LA réponse, mais je crois que cette peur collective n’est pas si irrationnelle qu’il y paraît. Car si la grippe fait 8 000 morts, le covid-19 pourrait en faire 20 à 30 fois plus. Et 150 à 200 000 morts, c’est un vrai problème.

Mais le plus grave, et c’est peut-être ce qui génère cette peur collective, c’est que ces morts surviennent après des hospitalisations lourdes. Et chacun sait, plus ou moins bien, que l’hôpital est malade, et depuis longtemps. De cure en cure, à force d’économies et de restrictions, le système montre ses limites. Le personnel s’épuise, manifeste, crie, menace… Rien n’y fait, les promesses électorales seront respectées. Aujourd’hui, il faut être patient aux urgences ! Un comble, ou plutôt une antonymie, et même une antinomie !

Il n’y a pas de lit vacant en temps normal (merci à la gestion comptable de nos chers administratifs), et encore moins en période de grippe. D’où l’intérêt de retarder le pic de cette nouvelle épidémie, inévitable, pour permettre aux malades de la grippe de faire un peu de place pour les autres. Cette semaine (semaine 09), 6 100 personnes sont passées aux urgences pour syndrome grippal. Il faut du temps et du personnel pour s’en occuper. Et 724 d’entre elles ont été hospitalisées. Il n’y a pas encore de place pour le covid-19.

Il est donc obligatoire de freiner la contamination. Les moyens sont simples et connus, ce sont des mesures de bon sens, rabâchées depuis des années à chaque arrivée de la grippe. Pas de bise, se laver les mains…

Mais si tout le monde a peur, et fait des réserves de PQ (je ne sais toujours pas pourquoi) et de gel hydroalcoolique, chacun méprise les mesures de précaution, jugées excessives ! Antinomie.

L’Italie, pays très touché par la maladie, propose des mesures courageuses, saluées par l’OMS, pour ne pas submerger le système de santé du Sud du pays, plutôt pauvre et mal équipé. Mais faute de moyens pour bloquer réellement une région, le gouvernement fait appel à la responsabilité des gens du Nord en leur demandant de ne pas quitter leur région, contaminée. Hier soir, un reportage sur France 2 montrait un afflux inhabituel dans les gares pour fuir le confinement ! Je ne connais pas l’ampleur du phénomène, mais même s’il est limité, je crains que le virus ne se rende plus rapidement que prévu là où il n’est pas souhaité ! Ingérable.

Cette crise nous montre à quel point notre civilisation ultramoderne est fragile. La peur des conséquences possibles d’une épidémie mondiale a des conséquences extrêmement importantes sur l’économie mondiale. Notre confort matériel nous rend dépendants. Et égoïstes. Antinomie.

La bonne nouvelle est que ce ralentissement de l’économie mondiale fait baisser très notablement la pollution atmosphérique car malgré les COP-21 et autres événements surmédiatisés du même genre, l’économie reste extrêmement dépendante d’une forte consommation de carbone fossile.

La mauvaise nouvelle, c’est que le répit sera aussi court que possible et que tous les acteurs-pollueurs sont déjà prêts pour un redémarrage qu’ils souhaitent proche et fort.

404-02 : et le PQ sera à nouveau abondant.

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