La maladie se propage inexorablement. D’où le confinement obligatoire.
Mais chaque jour les médias nous montrent des gens qui sont obligés de sortir de chez eux. Je ne parle pas de ceux qui vont travailler, mais de ceux qui sont vraiment obligés. Pour faire quelques courses alimentaires, pour promener le chien ou les enfants, ce qui peut se comprendre si c’est fait raisonnablement.
Il y a aussi ceux qui ne sortent pas habituellement, mais qui veulent voir… de leurs propres yeux. Les incurables, ceux qui font leur marché à jour fixe, qui se cassent le col du fémur en allant chercher leur pain avant que les trottoirs ne soient déneigés…
Mais je fais surtout allusion à ceux qui sont vraiment obligés. Ceux qui doivent sortir pour courir ou pour s’oxygéner car leur appartement est vraiment petit. Ceux qui savent qu’ils ne sont pas malades, et qui de ce fait ne supportent pas le confinement mais peuvent, sans risque pour les autres, s’adonner à leurs activités favorites, de plein air bien sûr.
Ces gens plus instruits que tous les médecins et chercheurs réunis, plus subtils que tous les bœufs qui suivent les instructions à la lettre, ces gens agissent finement et se meuvent en échappant constamment au virus. Ils peuvent se déplacer du Nord au Sud de l’Italie, de la gare Montparnasse à l’Ouest de la France sans le moindre problème.
Et si le covid-19 est arrivé à la pointe de l’Italie, ce n’est certainement pas de leur fait. Même si les tests pratiqués récemment montrent que plus de la moitié des malades du Sud sont des nordistes ou des proches de nordistes.
La Bretagne était pour l’instant plutôt épargnée, ce qui a l’avantage de donner des possibilités de transfert de malades, de personnels, de matériels, de ou vers des régions au système déjà engorgé. La donne va probablement changer dès la semaine prochaine, lorsque les premiers subtils en provenance de Montparnasse auront fini leur incubation !