417 – Où mettre le masque ?

Certains ne semblent toujours pas avoir compris qu’il est peu utile d’avoir un masque sous le nez, ou dans la main, voire dans sa voiture. Lorsque j’en ai l’occasion, je me fais un plaisir de leur demander s’ils portent leur slip de la même manière, accessoire à l’extérieur !

Comme si cela ne suffisait pas, les lieux où le port est obligatoire font débat.

Un petit village à cheval sur les Hauts de France et la Belgique. D’un côté le port du masque est obligatoire, de l’autre, non. Ce que d’aucuns jugent idiot et le font savoir au journaliste venu chercher une information de la plus haute importance.

Qu’auraient donc proposé ces brillants esprits ?

Une même règle pour l’ensemble du village.
Évidemment, mais je me demande qui va endosser la responsabilité de la décision : un Belge légiférant pour des Français qui contesteront immédiatement une mesure illégale, ou le contraire ? Dans un cas comme dans l’autre, je pense que le journaliste peut s’installer quelque temps pour recueillir les commentaires qui ne manqueront certainement pas.

Et où met-on la limite, car à moins de laisser chacun libre de son choix, ou d’imposer une même norme d’un bout à l’autre du continent, il faut bien une limite.
En pleine campagne, ou en plein bois, ce qui serait tout aussi arbitraire mais gênerait bien moins d’usagers. Quelques consignes aux forces de l’ordre, des deux pays, pour éviter de verbaliser l’agriculteur qui, ayant eu chaud dans la partie sud de son champ, a oublié de remettre son masque dans la partie nord ! Attention, surtout pas d’agribashing.

Plus intelligemment, il serait possible de s’appuyer sur les limites d’agglomération. Mais ne doutez pas que les maires auraient de nouvelles demandes à traiter, concernant l’emplacement des panneaux d’entrées et de sorties de bourg, par exemple…

Que la limite soit une rivière, une route ou un trait sur une carte, il y a toujours des mécontents ou des jaloux de chaque côté. Parce que la règle commune ne peut prendre en compte tous les cas particuliers, même en démocratie.

Et si je fais volontiers partie des râleurs, je suis bien content de ne pas être soumis aux règles russes ou chinoises, et ce grâce à des limites administratives qui ne passent pas toujours à l’endroit le plus judicieux, mais qui font que je suis gouverné par des gens qui ont globalement une éducation, une manière d’être et de penser proches des miennes.

417-01 : « C’est après la foire que l’on compte les bouses ! ». Et c’est après la dernière vague que l’on fera les comptes…

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