388 – Honneur aux femmes

Un petit titre racoleur n’a jamais fait de mal à personne.

Il est encore beaucoup question de sexisme ces derniers temps. Et il n’est pas nécessaire de chercher loin ou longtemps pour constater que  notre société traite la femme comme un objet. Et alors !

Nous sommes tous, et quel que soit notre sexe, en permanence traités comme des objets, comme des choses, comme des quantités qui achètent et vendent, qui s’achètent et se vendent, de gré ou de force, consciemment ou à notre insu. Et tout est mélangé, brassé, troublé. Futile ou vital, alimentaire ou vestimentaire, tout se vend et fait l’objet de promotion. Jusqu’à la prise de risque elle-même ou le droit à polluer qui sont côtés en bourse ! Le produit est partout.

Les voitures, les parfums, les voyages, les tablettes sont présentés comme incontournables et associés à la puissance et au bon statut social.
Ce grand marché du superflu devenu indispensable (parce que vous le valez bien) est la colonne vertébrale de notre société de profit.

Nous voulons toujours moins cher mais devons toujours avoir plus. Et le peloton accélère. Les derniers, chômeurs ou travailleurs pauvres (joli concept) « cassent l’élastique » et décrochent définitivement dans une indifférence assez générale pendant que les premiers essaient de conforter leur avance… Et au bout, pour le peloton, des tensions sociales inévitables, des pénuries diverses, à cent lieues du bonheur annoncé.

Hubert-Félix Thiéfaine chantait , en 1979, « dans cet étrange carnaval / on a vendu l’homo-sapiens / pour acheter du néandertal »… Bientôt 40 ans et on régresse toujours.

Et les femmes dans tout ça ?
Comme je vous l’expliquais page 213, les femmes font leur marché et regardent attentivement les prétendants qui se pavanent devant elles. Elles cherchent le meilleur père potentiel, celui qui jouit d’une bonne situation. Ce jeu est vieux comme l’humanité. Les femmes des âges lointains donnaient une descendance aux hommes les plus robustes, les seuls aptes à survivre dans un environnement plutôt rugueux. La raison du plus fort…
Mais, évolution oblige, l’intelligence a permis à certains de se vêtir ou de maîtriser le feu et la massue et ainsi de s’assurer une meilleure place dans cette nouvelle société. Bien sottes (je ne sais pas si les blondes existaient en ces temps reculés !) celles qui ne l’ont pas compris.

Aujourd’hui, vendeurs et communicants réussissent à nous faire croire, à toutes et à tous, et jusqu’au plus profond de nous-mêmes, que l’argent permet tout et nous met hors de danger dans un monde inquiétant.
De nos jours, le « bon plan », c’est l’homme riche.
Comment le reconnaître ? Facile, c’est celui qui a une grosse voiture, qui vous offre des bijoux… Les femmes le savent.

Les hommes aussi. Et ils achèteront d’autant plus volontiers le produit qu’ils y auront été incités par des publicités qui leur montrent à quel point les femmes l’adorent. Je dis bien des femmes. Pas des gamines ou des ménopausées, non, des femmes aux formes qui nous rassurent sur leurs capacités reproductrices, et au comportement qui nous laisse entrevoir le succès de l’opération… Tout ceci est très animal.

Tant que la majorité d’entre elles continuera de s’extasier devant une belle bague, de préférer le SUV pour se déplacer en ville, d’envier les plus belles robes, il y aura des hommes pour les acheter (le bijou et la femme) et des vendeurs pour promouvoir le produit à grands coups de raccourcis sexistes ! Parce que Renault, Guerlain et les autres ont bien compris et nous vendent du rêve, et bien souvent du rêve érotique ! 

Alors montrez-nous (je suis un homme) que vous valez mieux que ce que nous font croire les publicitaires, que vous cherchez autre chose ; présentez-vous aux élections, prenez des postes jusque là réservés aux hommes, défendez vos idées (féministes ou pas), faites tout ce qui est possible pour nous égaler et nous dépasser partout où vous le pouvez. Hommes et femmes ne sont pas égaux, identiques, mais chaque sexe a des particularités, des qualités que l’autre n’a pas. Il est temps que les hommes le reconnaissent et ce sont les femmes qui forceront cette reconnaissance.

Et si cela ne vous empêche pas de vous habiller de manière sexy, décision qui n’appartient qu’à vous, ne vous offusquez pas de nos regards gourmands, ils ne sont qu’une réponse claire au message que vous envoyez, consciemment ou non !

Le soldat Rugy n’a pas moufté cette semaine. Comme la semaine dernière.

388 - Cygne tuberculé

388-01 : le vilain petit canard deviendra un cygne magnifique, blanc, pur… Voir ici.

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